We Love…Crazy Kimchi Time !

Publié par Camila PRIOLI, le 28/02/2012

Les aliments lacto-fermentés ont beaucoup de propriétés, non seulement la fermentation rend certains aliments meilleurs au goût mais en plus elle les rend beaucoup plus digestes.

Les aliments fermentés sont en particulier bénéfiques pour l’intestin car riches en enzymes ils aident les bactéries bénéfiques à s’y propager et activent les cellules immunitaires*. De plus ils possèdent des vitamines du groupe B et des minéraux aux propriétés anti-âge (cheveux blancs**) intéressantes.

Le chou chinois quant à lui (comme le chou blanc) en plus d’être une bonne source de vitamine C et de minéraux (soufre, fer, manganèse, cuivre, nitrate de potasse…) a la propriété d’être un réequilbrant thyroïdien et d’être un antibiotique naturel.

D’ailleurs les Coréens consomment du Kimchi (à la base des « légumes fermentés » dont le nom est différent selon le légume préparé) qu’ils considèrent comme un aliment santé, tous les jours et à tous les repas en accompagnement d’autres mets. Kimchi est donc un abus de langage pour cette recette puisque nous devrions dire « baechu kimchi » pour parler du kimchi à base de chou chinois mais comme sa recette est la plus répandue, il est généralement admis pour parler du kimchi de chou chinois.

Quoi qu’il en soit nous on kiffe le(s) kimchi(s)!!!!

Donc voici notre version de la recette à base de chou chinois :

Ingrédients:
1 chou chinois coupé en 4
Sel d'Himalaya
1 botte de ciboules
1 petite échalote
1 daïkon (sinon un radis noir fera l'affaire)
2 pommes
1 gousse d'ail
Gingembre frais (3-4 cm selon le goût désiré)
1 poivron rouge
1 cs de paprika doux
3 cs de piment de Cayenne
3-4 cs de vinaigre de cidre
2 cs de vinaigre de riz brun
2 cs de tamari
Couper le chou chinois en 4 sur la longueur. Mettre le chou chinois dans un grand saladier ou dans une bassine alimentaire largement saupoudré de sel et frotté, recouvrir d’eau.

En principe on laisse une nuit dans l’eau (il s’agit d’attendrir un peu les fibres) mais on peut le laisser moins longtemps la dureté du chou.

Rincer le chou pour en retirer le plus de sel possible.

Couper et mettre de côté les ciboules avec le vert (tendre), le daïkon pelée et coupé en lamelles (ou le radis noir pelé, coupé en lamelles), l’ail et le gingembre.

Passer les pommes épépinées (moi je garde la peau – les vitamines sont entre la peau et le fruit- mais on peut très bien la retirer si on préfère) au mixeur avec un peu d’eau. Conserver.

Passer le poivron rouge et l’échalote au mixeur avec un peu d’eau.

Dans un saladier à part mélanger la purée de pommes et la purée de poivron et d’échalote avec le paprika en poudre, le piment de Cayenne, le vinaigre de cidre, le vinaigre de riz brun et le tamari.

Ajouter à ce mélange la ciboule, le daïkon, l’ail et le gingembre coupés. Mélanger.

Vous devez obtenir une pâte de la consistance d’une purée un peu liquide, quand vous la mélangerez au chou rincé et essoré, elle deviendra plus liquide (si vous préférez une consistance plus liquide vous pouvez ajouter de l’eau).

Prendre chaque morceau de chou et ajouter la purée obtenue entre chaque feuille de chou, presser le chou et ajouter la sauce restante, elle doit idéalement recouvrir le chou. Sinon presser fortement le chou avec les mains (on peut avoir besoin de gants alimentaires pour ne pas se brûler avec le piment).

Se conserve plusieurs semaines dans un grand bocal hermétique ou un récipient de type tuperware ou mieux dans un foody-food (récipient auquel on enlève l’oxygène). La fermentation étant une méthode de conservation, le kimchi se conserve très bien lorsqu’il est dans un récipient fermé et que le chou est recouvert le plus possible de sauce.

Pour une version crue vous pouvez mangez le kimchi tel quel, en rouleaux avec des feuilles de nori ou de laitue, de l’avocat et de la coriandre fraîche. Pour la version cuite, on peut manger le kimchi avec du riz (c’est très bon aussi avec du quinoa germé puis cuit pour une valeur nutritionnelle ajoutée) ou dans une soupe avec du tofu soyeux.

*Le Dr Hiromi Shinya, spécialiste de l’intestin, nous devrions consommer des aliments lacto-fermentés quotidiennement, car ils seraient un apport exceptionnel d’enzymes et contribueraient à former ce qu’il appelle l’enzyme « miracle », source d’énergie vitale et facteur de rajeunissement (Cf. les excellents : Le Régime Shinya, l’enzyme miracle et plus particulièrement Tout se joue dans l’intestin).

**Cf. livres de Ann Wigmore où elle parle de sa propre expérience à propos du rejuvelac et autres choucroute qui lui ont permis de retrouver ses cheveux châtains après ses 60 ans.

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